Cinq générations d’exploitants-cressiculteurs
Olivier Barberot nous accueille à la cressonnière La Villa Paul, à Méréville. A 32 ans, il représente la cinquième génération sur cette exploitation. Un de ses ancêtres jardinier, taillant des arbres au château de la Porte, dans le Loiret, a fait la connaissance d’un homme, qui avait créé une cressonnière aux alentours. Cet homme cherchait de la main d’œuvre, et il s’est mis à y travailler. Puis tout naturellement, il a monté son exploitation, et de là est née la première génération de cressiculteurs Barberot. Aujourd’hui le savoir-faire et l’exploitation se transmettent de père en fils.
La structure représente à ce jour 3ha, ce qui pour du cresson est relativement important. 10 personnes y travaillent à l’année, dont 4 dans le cadre familial. Comme il nous le dit : « j’ai la chance d’avoir encore mes parents, j’ai ma sœur qui travaille avec nous, et sinon j’ai 6 salariés. On essaye de faire perdurer l’exploitation, à mesure du temps qui passe, et l’évolution des mœurs, ce qui n’est pas toujours évident. »
Un métier passion
Olivier Barberot a un Bac CGEA : Conduite et Gestion d’une Exploitation Agricole, qui lui a donné les acquis indispensables pour s’installer et reprendre l’exploitation familiale. Il a également reçu un minimum de formation comptable pour pérenniser l’entreprise. « C’est vraiment un métier que l’on apprend sur le tas, on est une petite centaine de producteurs en France et on a la chance de faire un métier passion ».
Il aime donner des conseils de préparation, pour faire profiter à tous de ce goût si rare du cresson. Par exemple pour les enfants, il conseille pour l’adoucir, de l’accompagner de betteraves rouge, il nous dit que « c’est exceptionnel ».
Des produits dérivés à fort potentiel
Au fil des générations, de nombreux produits dérivés ont été développés comme : une mousseline, une purée au cresson, et un 100% cresson. Mais le produit qui se vend le plus est un apéritif au cresson : le « cressonnien ». C’est un produit atypique, difficile à vendre en magasin, car les gens doivent le goûter pour l’apprécier. Ce produit se vend très bien lors des salons gastronomiques ou sur place. Tous ces éléments l’incitent à en développer d’autres et lui ont permis de prendre conscience du potentiel touristique de son exploitation et de ses produits.
Le tourisme comme une évidence
En plus de son métier de producteur de cresson, Olivier Barberot et son père ont développé une partie touristique, avec l’aménagement de «la Maison du Cresson», où il reçoit groupes, scolaires, ou particuliers.
C’est un espace ludique, avec des panneaux qui retracent l’histoire du cresson, son mode de culture, de commercialisation, de vieux outils et des vieilles cartes postales y sont également présentés, et qu’il va encore compléter.
Olivier Barberot nous informe que « ça fonctionne bien, mais on cherche à l’intensifier pour faire connaitre notre production, notre savoir-faire ancestral. On adore le contact, donc on veut développer ça au maximum. » Il reçoit des réservations d’un peu partout, et de tous les âges. Il propose des visites thématiques adaptées aux rythmes et envies de chacun pour assurer un vrai moment de plaisir à tous. Il propose également une dégustation, pour initier les petits et les grands à ce goût si particulier du cresson.
Un partenariat et des visites croissantes
Olivier Barberot a noué un partenariat avec France Passion, guide réservé aux camping-caristes. Cela lui permet d’accueillir une centaine de camping-cars par an, et ces chiffres évoluent chaque année positivement, avec un panier moyen à 20 euros par camping-car.
Les chiffres croissants des visites lors des Journées Portes Ouvertes, organisées chaque année par l’association Produits & Terroir Essonne - Ile de France lui donnent raison. N’hésitez pas à le rencontrer lors de la prochaine édition, les 16 et 17 octobre.
Olivier Barberot sera content de vous accueillir sur son exploitation pour vous faire découvrir son métier et partager l’histoire familiale.